La crise des années 1970 ne répond que très partiellement à cette perception. Toutefois, la plupart s’entendent pour dire que la crise résulte d’un recul généralisé des cours mondiaux des produits de base et d’une baisse soudaine de la demande économique et du crédit, ce qui entraîne un déclin rapide du commerce mondial et une augmentation du taux de chômage. Le mouvement de spéculation qui s'est développé du fait de la faible rentabilité industrielle est à l'origine de bien d'autres chocs : celui de 1987, qui voit un effondrement du cours des actions sur l'ensemble des places boursières ; celui de 1992-93, qui se produit dans le secteur immobilier des principaux pays industrialisés ; celui de 1993, qui déstabilise le système monétaire européen (SME) ; celui de 1997, qui, avec l'effondrement des monnaies locales, freine l'essor de l'Asie ; celui d'août 1998 en Russie, qui est suivi (du fait du reflux de capitaux mondiaux en quête de rentabilité) par un choc identique au Brésil et dans les pays d'Amérique latine. On autorise l’économie à s’inspirer des principes d’économie libre ce qui profite à toute la population. Dès le tournant des années 1970, la destruction du monde économique, qui a atteint ses limites, est amorcée. Après 1984-1985, date que l'on peut fixer pour l'entrée dans la troisième période, la rentabilité des entreprises s'améliore et le chômage se stabilise et même régresse. Toutefois, la baisse du chômage s'accompagne (à partir de 1986) d'une faible reprise de l'inflation. Depuis le I° choc pétrolier de 1973 et la récession de 1974, le monde est plongé dans une crise économique: il n’y a pas d’explications simples et encore moins simplistes. Elles en étaient en fait la conséquence, dans la mesure où, celle-ci se traduisant par une baisse de rentabilité de l'économie américaine, le dollar se trouvait dévalorisé et rendu instable. Cette période de crise économique et sociale débouche ainsi sur une mutation des régimes autoritaires, qui s'opère en deux temps. Les causes de la crise Les mutations structurelles On remarque un essoufflement du fordisme et une usure du modèle de croissance fondé sur la demande. Certes, les responsables de l’économie et de la politique n’ont pas prévu la crise de 1973 ; certains ont même pensé dans un premier temps qu’elle aurait des effets mineurs et que Une crise économique. Ainsi, le choc pétrolier de 1973 – comme, auparavant, le choc monétaire de 1971 ou tous les autres chocs plus récents –, loin d'avoir provoqué la crise, en découle. 25 juillet 2006 La Grande Dépression (Great Slump) a été pour le Royaume-Uni la plus grave crise économique du XXe siècle. WASHINGTON — L’économie planétaire doit se contracter de 5,2 % cette année à cause du nouveau coronavirus, du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Si l'on veut bien considérer que l'inflation, premier signe observé, signifie que les créances sur l'économie – contreparties de la masse monétaire – se dévalorisent, cette inflation trouve son explication dans le deuxième signe : la baisse de rentabilité moyenne des entreprises du monde industrialisé. Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous : CHEAR - Lanxade - Les nouveaux Enjeux géostratégiques, Saint Petersbourg [Photos, Voyage, Russie], 1968 dans la Monde [Analyse, Histoire, XX°], Le GPRF et la IV° République [Analyse, Histoire, XX°, France], Tentatives d’assainissement du commerce international, Poursuite de la crise dans les années 1980, Pour donner votre avis sur cet article, utilisez la fonction "Ajouter un commentaire". La récession du début des années 1980 est le nom donné à une période de grande récession économique mondiale affectant de nombreux pays développés à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Ainsi, les libéraux néoclassiques ont attribué la crise à la rigidité de variables telles que les salaires, tandis que les représentants du courant marxiste orthodoxe y voyaient une crise structurelle liée à la baisse tendancielle des taux de profit. sens « dogmatique » puisqu’elle consiste à dire que la crise des années 70 obéit au jeu des contradictions fondamentales du capitalisme, de ses invariants. Devant le faible taux de rentabilité des entreprises des pays industrialisés, les banques multinationales ont été incitées à effectuer des prêts hasardeux à des pays qui semblaient plus dynamiques. Ils ont peur des Rouges (Red Square), les bolchevicks (communistes qui ont destitués le tsar de Russie Nicolas II). On autorise l’économie à s’inspirer des principes d’économie libre ce qui profite à toute la population. Tous les signes qui s'étaient manifestés dès le tournant des années 1970 s'amplifient au cours des années 1980 : baisse du taux moyen de profit des entreprises, révolution technologique, concentration et multinationalisation du capital, nouveaux produits, chômage. Cet âge d’or (rétrospectivement) prend fin au début de la décennie 70. Mais ce résultat ne doit pas être un postulat et doit en tout cas se nourrir de la prise en compte des spécificités historiques. La crise des année 70: Tout d'abord, les médias ont parlés de deux crises des années 70 mais en réalité il n'y en a qu'une mais dû à deux chocs pétroliers. Vers 1990, une quatrième période se dessine, marquée par la remontée du chômage. Même près de 90 ans plus tard, cette crise reste toujours présente à l'esprit des investisseurs. Mais ce résultat ne doit pas être un postulat et doit en tout cas se nourrir de la prise en compte des spécificités historiques. Il a fallu 3 000 ans pour que la révolution néolithique fasse passer les sociétés préhistoriques de la chasse-cueillette à l'agriculture et à l'élevage. Enfin, leur multinationalisation, phénomène exceptionnel avant 1970, s'amplifie, conduisant à la naissance des concepts de mondialisation et de globalisation économique. www.stratogeo.com. Ils traduisent l'approfondissement de la crise et le bouleversement général des structures économiques du monde industrialisé, déjà fragilisées au cours de la décennie précédente. Pris globalement, le phénomène signifie que l'ensemble du monde économique a atteint, à cette époque, sa limite dans la recherche de gains de productivité. Entre 1975 et 1985, l'inflation dépasse les 10 % (on parle de stagflation ). | Une crise économique est une dégradation brutale de la situation économique d'un ou de plusieurs pays. Mais le rythme des innovations va continuer à s'accélérer et l'espace ne manquera pas de déborder la Triade. Dans le même temps, la structure du commerce mondial change. Les vingt ans d’autarcie, de 1939 à 1959, ont empêché le développement du pays, tout comme le fort protectionnisme établi. Aujourd'hui, les bouleversements se succèdent à un rythme de plus en plus rapide : il suffit de quelques années pour qu'émerge un nouveau pôle économique, comme la Silicon Valley, et de quelques mois pour qu'une région industrielle soit déshéritée, comme la Lorraine. Confronté aux hausses du chômage et de l’inflation liées à la crise économique mondiale des chocs pétroliers, l’État peut-il continuer à financer une protection sociale, certes généreuse, mais dispendieuse ? Le niveau de vie des Hongrois se situe aux alentours de 80-90 % de la moyenne européenne dans les années 1970. Les taux de croissance de la productivité, très bas dans les années 1970-1980 (en moyenne inférieurs à 1 % alors qu'ils se situaient autour de 3 % dans les années 1960), montrent que le système a atteint ses limites de productivité. Modèle économique des années 70’ : mythes et réalités. Certains ont imputé la crise à un ou à plusieurs événements (chocs monétaires, pétroliers, financier ou boursier), ou à des acteurs sociaux (syndicats), ou encore à des pays étrangers (concurrents du tiers-monde). L'inflation est très forte, le chômage s'élève, mais un grand nombre d'entreprises, bien qu'endettées, ne sont pas encore en faillite. Tous les aspects de la société vivent de profonds changements. Elles marquent également le retour en force des idées libérales (les « Chicago Boys » au Chili, Margaret Thatcher au Royaume-Uni) e… Les difficultés économiques et la crise des années 1970. C'est dans cette optique qu'il faut analyser la crise des années 1970-1990. La France revint donc dans les années 1970 à des méthodes plus classiques : les grands emprunts se multiplièrent (1973, 1976, 1977 et, bénéficiant de forts avantages fiscaux, 1978). Le taux moyen de hausse des prix dans les pays industrialisés, qui n'avait pas dépassé 3 % dans la période de croissance des années 1945-1970, franchit ce seuil vers 1965 pour atteindre 5 % en 1970. Tous les signes qui s'étaient manifestés dès le tournant des années 1970 s'amplifient au cours des années 1980 : baisse du taux moyen de profit des entreprises, révolution technologique, concentration et multinationalisation du capital, nouveaux produits, chômage. La croissance économique n'est plus régulière : on parle de croissance molle. Le modèle européen est celui d'une croissance plus faible, d'un fort chômage et de prélèvements publics élevés, nécessaires au financement des indemnités sociales. Depuis le I° choc pétrolier de 1973 et la récession de 1974, le monde est plongé dans une crise économique: il … Les 16 et 17 octobre 1973, pendant la guerre du Kippour (qui oppose L’Egypte et la Syrie à Les États-Unis et le Japon sont sortis de cette récession relativement tôt, mais un chômage élevé continuera d'affecter de nombreux pays de l'OCDE jusqu'en 1985. De plus, à la fin de la décennie, tandis que la croissance américaine se poursuit et qu'une reprise se dessine en Europe, un choc asiatique survenu à partir de 1997 fait plonger tous les indicateurs locaux. En 1982, le Mexique n'est plus en état de rembourser sa dette, puis c'est le cas du Brésil et d'autres pays du tiers-monde. Dans un contexte mal compris, ils sont apparus comme la cause de la crise, alors qu'en réalité ils en découlaient et l'approfondissaient. Les structures de production sont bouleversées par la révolution technologique, les structures de répartition le sont par les nouveaux acteurs dans l'entreprise (hauts salaires dans les multinationales, rémunérations à deux vitesses). En 1971, le dollar, monnaie des États-Unis, pays économiquement dominant, est dévalué une première fois par rapport à l'or et aux autres monnaies. En cette fin des années 1960 commence aussi une nouvelle révolution technologique. Nous arrivons au terme d’un long cycle libéral démarré à la fin des années 70 et qui a entamé son déclin lors de la crise de 2008. L'atterrissage de l'homme sur la Lune, en 1969, devenu réalisable du fait des nouvelles technologies dans les domaines de l'électronique, des matériaux, de l'énergie… peut servir de point de départ symbolique de cette révolution. Cette « mondialisation » ne concerne, pour le moment, que les trois pôles de la Triade, car le processus de multinationalisation des firmes et des banques n'est à l'œuvre que dans les pays anciennement ou nouvellement industrialisés. Au cours de la première, qui dure jusqu'en 1981, les créances sur l'économie se dévalorisent parce que la crise se développe. Il convient également d'insister, à la fin des années 1990, sur le constat d'une triple accélération. Site d'information et de réflexion sur le monde et les Relations internationales dans une perspective historique et géopolitique, Publié le Pendant la crise de 1970-1990, comme lors des précédentes, toutes les structures de l'ensemble économique sont en effet atteintes et profondément modifiées. La crise pétrolière du milieu des années 1970 renvoie la Suisse à un souvenir douloureux: celui d’une flambée du chômage qui toucha près de 21 000 personnes. La crise des années 1970-1990 a d'abord pris la forme de l'inflation, alors que les crises antérieures, sous le régime de l'étalon-or, se traduisaient plutôt par une baisse des prix, la pression des produits « soldés » l'emportant sur la dévaluation monétaire. Cette situation ne serait pas inédite puisque déjà rencontrée à partir des années 1970. ; Les 18 et 19 juin 1972, l'ouragan Agnès toucha la Floride dans le Sud-Est des États-Unis. Ensuite, le processus de concentration des firmes et des banques des pays industrialisés atteint une intensité sans précédent. À ce jour, les économistes se demandent toujours si un événement en particulier, comme le krach de la bourse de New York en 1929, est à l’origine de la crise. En 1974-1975, le monde industrialisé assiste à la dégradation des principaux indicateurs économiques : inflation, chute des taux de croissance, chômage. On peut dater la rupture – le moment où les pays industrialisés sont passés d'une période de stabilité économique à une période d'instabilité – de l'année 1969. La crise économique des années 1970 [Analyse, Histoire, XX°] Publié le 25 juillet 2006 par Pauline Prodhome. Les mesures keynésiennes de soutien aux économies prises dans les années 1970-1980 ont permis d'éviter que la crise ne soit trop brutale : les taux de croissance ont été faibles ou nuls, mais ne se sont pas effondrés, contrairement à ce qui s'était produit dans les années 1930. La crise, phénomène global dans lequel chaque structure du corps économique est affectée, permet à cet ensemble économique de se restructurer et de retrouver un niveau satisfaisant de gains de productivité. … Par la suite, d'année en année, les responsables de l'économie annonceront la fin de la crise pour… l'année suivante. Ces erreurs de diagnostic tiennent à de graves lacunes dans la théorie des crises. Au début des années 1970, la Hongrie accroît ses contacts commerciaux et culturels avec les pays non communistes. Certains produits industriels anciens (sidérurgiques ou métallurgiques, par exemple) entament leur déclin, tandis que d'autres (comme les produits de l'industrie électronique) sont en plein essor. Au Canada, les changements sont considérables. Louis Gill, en s’inscrivant dans le courant du marxisme classique, écrit à propos de la crise des années 1960-1980: « Quelle que soit la manière dont elle est déclenchée, la crise se manifeste sous la forme d’une surproduction de marchandises. Au niveau économique, ça ne va pas fort non plus. Les spécificités de la crise des années 1970, avec notamment le phénomène de la stagflation (inflation et ralentissement de la croissance vont de … Il y avait donc autre chose qu’une crise du pétrole. En 1973, il est à nouveau dévalué, son taux de change par rapport aux autres monnaies devient fluctuant et sa définition en or est en voie d'abandon. Partie des États-Unis à la fin de l'automne 1929, elle s'était rapidement étendue au monde entier. (Washington) L’économie planétaire doit se contracter de 5,2 % cette année à cause du nouveau coronavirus, du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. En moins d'un siècle, la révolution industrielle du xviiie siècle a réussi à transformer de petites sociétés agricoles en nations industrialisées aptes à développer des empires coloniaux. Nouveaux modes d'épargne monétaire, nouveaux produits financiers, transformation du rôle de l'État et du rapport à l'économie internationale sont autant de mutations provoquées par la crise. La période qui suit se caractérise par une succession de crises (avec le second choc pétrolier en 1979-1982, puis encore en 1987) et de périodes de reprise. Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés. Or, des taux d'intérêts élevés renchérissent le crédit, détournent les capitaux de l'investissement au profit de la spéculation, ce qui freine l'activité économique. Un important volant de chômage, enfin, fait son apparition entre 1968 et 1972 dans les pays industrialisés, habitués, pendant la période antérieure, à une situation proche du plein emploi.